Le volcanisme trouve justement son origine dans la tectonique des plaques,
qui induit des mouvements importants de la croûte terrestre. Ce qui ne
se fait pas sans douleur ni sans échauffement déterminant pour
les crises éruptives.
La naissance et l’évolution de la Guadeloupe résultent directement
de l’existence même de la plaque caraïbe et de son mouvement
par rapport aux autres plaques environnantes.
Nous pouvons en effet accepter l’idée (que s’efforcent de
démontrer les Géophysiciens) d’un déplacement vers
l’est de la plaque Caraïbe, de l’ordre de 3 à 4 cm par
an, poussée d’ailleurs par la plaque Cocos (Pacifique).
Ce déplacement serait associé à une compression de la plaque,
due au rapprochement des plaques continentales voisines, l’Amérique
du Nord et l’Amérique du Sud.
En fait, grâce au fonctionnement de la dorsale médio-atlantique,
la plaque atlantique, rigide et froide, s’enfonce dans l’asthénosphère
plus fluide et chaude, juste en dessous de la plaque caraïbe. Ce mouvement
crée ce qui est appelé un « plan de Bénioff»
et une « zone de subduction » . Cette zone, à la verticale
de l’archipel, est le lieu de fusion de la plaque atlantique plongeante,
et également de la naissance des « magmas », masses fluides
plus ou moins visqueuses à haute température et chargée
de gaz.
Les frottements et réactions entraînés par la « dérive
des continents » sont à l’origine des tremblements de terre
ou séismes régionaux, comme celui qui détruisit la ville
de Pointe-à-Pitre le 8 Février 1843, provocant la mort de 3000
personnes.
De même, cet échauffement donne naissance aux éruptions
volcaniques qui sont susceptibles d’entraîner la destruction des
biens et la mort des personnes, comme ce fut par exemple le cas avec l’éruption
du tristement célèbre Volcan de la Montagne Pelée, en Martinique.
Le 8 Mai 1902, la ville de Saint-Pierre, « le petit Paris » fut
détruite en quelques secondes par une nuée ardente. Les 28 000
habitants y trouvèrent la mort.
A la Soufrière de Guadeloupe, de nombreuses éruptions ont transformé
le paysage au cours de notre histoire contemporaine, mais de type phréatique
et très localisées.
Quoique très spectaculaires, elles furent moins dangereuses, épargnant
les populations. Les dernières en date sont de 1956 et surtout en 1976-1977.
Celle-ci fut cependant à l’origine d’une catastrophe économique
sans précédent pour la région Basse-Terre.
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