Sismicité et volcanisme
C’est à la limite des plaques que naissent les volcans, d’où
le lien étroit constaté entre les cartes de la répartition
mondiale des activités sismiques et volcaniques.
Seules les dorsales et les fossés de subduction sont susceptibles de
favoriser le volcanisme.
Les Antilles sont situées le long du fossé de subduction où
la plaque atlantique plonge sous la plaque caraïbe.
Le volcanisme en Guadeloupe
Dominée par La Vieille Dame du haut de ses 1467 mètres, notre
Ile d’Emeraude reste l’île volcanique la plus active des Antilles.
Sa formation trouve son origine dans les nombreuses éruptions qui ont
marqué sa vie, et son volcan Soufrière continue à défrayer
la chronique.
Morphologie d’un volcan
Le volcan est schématiquement composé de trois parties principales
:
- La chambre magmatique, située en profondeur, sous le volcan. Il s’agit
d’un réservoir naturel de roches plus ou moins chaudes et fluides.
- Une ou plusieurs cheminées, orifices permettant la communication avec
l’extérieur.
- Le volcan lui-même, c’est-à-dire la partie visible, souvent
spectaculaire, qui peut-être un dôme, un cratère ou un cône.
L’éruption volcanique produit :
. Des gaz associés à la température, qui jouent un rôle
très important lors des manifestations.
. La lave, élément liquide du magma expulsé du volcan lors
de l’éruption.
Le magma fluide donne un volcanisme effusif, spectaculaire mais peu dangereux.
Le magma visqueux laisse échapper brutalement les gaz, donnant un volcanisme
explosif, beaucoup plus dangereux.
. Les produits pyroclastiques sont des produits consolidés ou arrachés
au volcan lors des manifestations violentes :
Blocs, pesant parfois des dizaines de tonnes ;
Bombes, lave projetée dans l’atmosphère ;
Lapilli (petites pierres en Italien) , projections solides de très petites
dimensions ;
Les « Cendres », roches broyées très fin, donnant
une poudre grise ressemblant à du ciment.
Le volcanisme en Guadeloupe fait partie du volcanisme de compression, étant
situé dans une zone de subduction. C’est le type de volcanisme
présent le long des arcs insulaires.
La lave produite est généralement visqueuse, donnant naissance
à quatre roches principales :
Le Basalte (volcanisme de distension)
L’Andésite , La Dacite , Le Ryolite (volcanisme de compression).
D’une manière générale, on peut classer la Soufrière
dans le mode d’Activité Péléenne, du type de la Montagne
Pelée en Martinique.
La lave très pâteuse ne parvient pas à s’étaler
à la sortie des bouches éruptives, et monte tout droit au-dessus
de la cheminée pour former un cumulo dôme ou dôme endogène.
Elle peut donner des nuées ardentes très dangereuses, du type
de celle qui détruisit Saint-Pierre en 1902. C’est l’éruption
du Mont Saint Helens aux Etats-Unis en 1980 qui permit de comprendre réellement
ce qui s’était passé, avec la description née de
l’observation des explosions latérales dirigées.
Evolution du massif de la Soufrière
DESSIN
MONTRANT L’EVOLUTION
DU MASSIF
+
Dessin généalogie de
la Basse-Terre
+
Dessin en coupe
de la Plaque Caraïbe
+
Dessin mécanisme de l’Eruption Phréatique
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