Les volcanologues distinguent traditionnellement deux familles d'éruption
: les éruptions explosives et Les coulées de lave. La première
famille regroupe elle-même six types d'éruption bien différenciées
mais chaque volcan a un comportement qui lui est propre, puisque son histoire
détermine les dimensions et l'état mécanique de son édifice.
Éruptions «explosives»
Le terme « explosif » est impropre parce que ces éruptions
sont en régime permanent, c'est-à-dire que leurs caractéristiques
n'évoluent pas significativement pendant le temps où le magma
monte depuis le réservoir jusqu'à la surface (quelques dizaines
de minutes au plus). Dans ces éruptions, le magma est pulvérisé
en fragments de tailles diverses portés par un jet de gaz. Ces éruptions
sont violentes et ont des débits qui peuvent atteindre le milliard de
kilogrammes par seconde.
Éruptions pliniennes
Le mélange de cendres et de gaz volcaniques éjecté par
le volcan est moins dense que l'atmosphère et monte par poussée
d'Archimède en formant un panache convectif. Les panaches volcaniques
peuvent s'élever à plus de 30 kilomètres d'altitude.
Ils injectent des cendres et des gaz volcaniques dans la haute atmosphère
et modifient ses propriétés d'absorption du rayonnement solaire,
entraînant des répercussions climatiques importantes.
Éruptions à coulées
pyroclastiques
Le mélange éjecté est plus dense que l'atmosphère,
et retombe donc sous l'effet de son propre poids. Le mélange est essentiellement
gazeux et s'écoule à grande vitesse et à haute température
sur les pentes du volcan.
Fontaine de lave
Il s'agit d'une variante des deux types précédents pour les
magmas peu visqueux. Un jet de gaz projette des fragments de lave à
quelques centaines de mètres d'altitude. Ces fragments sont gros et
ne peuvent pas être entraînés à haute altitude par
le jet gazeux. Us retombent sur le sol pour former des coulées de lave.

KilauealHawaii, 1984,
cliché KrofftlHoa Qui
Explosions stromoliennes
Dans un conduit qui reste ouvert, de grosses poches de gaz viennent éclater
à la surface de manière intermittente, projetant à faible
altitude des fragments de magma.
Coulées à blocs
et cendre (« nuées ardentes»)
Les coulées épaisses de lave visqueuse contiennent du gaz sous
pression. Elles sont instables, et leur effondrement libère un mélange
de gaz, de cendres et de fragments de la carapace solidifiée. Contrairement
aux éruptions pliniennes par exemple, ces phénomènes
sont brefs et ne durent que quelques minutes.

Mont Augustine, Alaska, 1986,
cliché KrafftlHoa Qui
Éruptions phréatiques
Le magma réchauffe l'eau contenue dans les roches encaissantes perméables
et la vaporise, faisant exploser la partie superficielle de l'édifice
volcanique. Ces explosions peuvent se produire sans éruption de magma
à la surface.

Islande, 1973,
cliché KrofftlHoa Qui
Coulées de lave
Lorsque le magma est pauvre en éléments volatils, c'est une
lave qui sort de la bouche éruptive, c'est-à-dire un liquide
avec des bulles de gaz en suspension. La morphologie d'une coulée est
variable et l’écoulement dépend de la viscosité
et de la formation d9une croûte superficielle. Dans le cas de magmas
très visqueux, l'écoulement est lent et la lave s'accumule au
voisinage de la bouche éruptive sur de grandes épaisseurs, qui
peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres. On parle alors d'un
dôme de lave.
Une lave fluide, comme un basalte, s'écoule rapidement et peut parcourir
plusieurs dizaines de kilomètres à des vitesses de plusieurs
kilomètres par heure.

Piton de la Foumaise, 1976,
cliché Krafft/Hoa Qui
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