Dans les îles antillaises, le relief et l'orientation par rapport aux
vents chargés d'humidité provoquent de vigoureux contrastes et
une très grande diversité des types de végétation,
bouleversant ainsi le schéma théorique qui vient d'être
décrit et que l'on trouve, parfois très nettement, sur les continents.
les îles plates (Grande
Terre de Guadeloupe, Antigua ... ) sont relativement peu arrosées et
la végétation primitive, une médiocre forêt sèche,
a été souvent fort dégradée.
sur les îles montagneuses,
royaume de la forêt dense (Basse-Terre de Guadeloupe, Dominique, Martinique...
on trouve à la fois une opposition entre les versants au vent et sous
le vent et un étagement entre les terres basses, les pentes moyennes
et les sommets.
Chaque île a son originalité, mais l'exemple de la Guadeloupe,
située entre le 15' et le 18' degré de latitude Nord, composée
de la Basse-Terre, de la Grande Terre et de Dépendances proches ou lointaines
suffit à montrer la variété des formations végétales
et l'ampleur de la forêt dense tropicale humide.
On a pris l'habitude de distinguer en Guadeloupe la forêt dense hygrophile
(*) de la forêt dense mésophile (*) à faciès intermédiaire
entre la première très humide et la forêt sèche ou
xérophile(*)
Avant l'intervention de l'homme, la forêt mésophile climacique
*) s'étirait sous une bande étroite (1-2km) Nord -sud sur le versant
sous le vent, à des altitudes comprises entre 250 et 500 m.
Sur le versant au vent, moins abrupt, le domaine mésophile s'étendait
du niveau de la mer à 1'altitude de 300 m.
La surface théorique de cet ensemble est évaluée à
39 400 hectares.
La forêt hygrophile climacique couvrait la plus grande partie de l’axe
volcanique ; elle se situait entre 500 et 1 050 m sous le vent, culminant à
1000 m au vent, mais descendant très bas, (300 m environ).
A la faveur des ravines elle pouvait s'immiscer jusqu'au niveau de la mer.
Elle couvrait environ 36 500 ha, soit 38,7 %de la surface totale de la Guadeloupe
proprement dite
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